CCO (Chief Communications Officer), PRO (Public Relations Officer) ou CDO (Chief Digital Officer), sont des termes que vous avez sûrement déjà entendus.
Mais connaissez-vous le CHO, un nouveau venu.

Chief Happiness Officer : le bonheur au travail, c’est son métier !

Peut-on distiller le bonheur au travail ?  Depuis peu se développent les postes de “Chief Happiness Officer”, un concept importé des États-Unis. Une mission à géométrie variable en fonction des entreprises. Effet de mode ou nouveau métier ?

Définition du Chief Happiness Officer

Le Chief Happiness Officer a pour objectif de créer des conditions dans lesquelles les salariés vont trouver du bien-être. Mieux encore, du bonheur.

Rigolo pensez-vous ? Pas seulement. Derrière ce titre quelque peu provocant (surtout quand on le traduit par « Directeur général du bonheur » ou « M. Bonheur »), émerge un constat implacable : le bien-être est un des premiers facteurs de la performance individuelle et collective.

A l’origine, le concept a été créé par Chade-Meng Tan, un ingénieur américain, 107e salarié embauché par Google qui a changé de métier pour se concentrer sur le développement des personnes et leur bien-être. Il invente donc la fonction de « Jolly Good Fellow » (super bon camarade) et devient le premier M. Bonheur (aujourd’hui milliardaire et enseignant la méditation).

Pourquoi la création de ce métier de Mr ou Mme Bonheur ?

Cet intitulé à la mode, né – comme beaucoup de concepts managériaux contemporains – dans la Silicon Valley, en Californie, recouvre une fonction qui se développe dans les entreprises depuis peu. Elle est souvent associée, plus ou moins à juste titre, au concept d’“entreprise heureuse”le phénomène dépasse aujourd’hui l’univers des start-up. Et la fonction n’est pas réservée aux moins de 30 ans, comme en témoignent le nombre et la diversité des profils de “CHO” sur les réseaux sociaux professionnels.

Apparition de nouveaux intitulés dans le même esprit, comme “Culture Captain” ou encore “Brandlove Manager”, confirme la tendance.

Les grandes entreprises internationales, dans leur quête de RH au sens littéral du terme et de communication interne optimisée, ont vite vu dans cette nouvelle fonction une clef efficace pour répondre aux problématiques de management, de motivation et d’engagement des salariés, de santé au travail, de marque employeur (recruter des talents, limiter le turn-over…) et, in fine bien sûr, de productivité.

De ce fait, les missions du CHO ont complexes et nécessitent temps et investissements. Elaborer et mettre en oeuvre une culture de travail positive, améliorer les relations et créer du lien, induisent d’être au cœur des changements de l’entreprise.

Pour fédérer, il a aussi comme mission d’organiser des activités amusantes : par exemple des ateliers de créativité, des concours internes, des happy hours… On peut aussi lui demander la mise en place de services spécifiques comme des abonnements fitness ou de la conciergerie… Il est à la fois un super-communicant maîtrisant l’événementiel et le dialogue autour de la machine à café, et un médiateur.

Les compétences nécessaires pour réussir sur un poste de CHO

Pour tenir ce rôle, il faut donc avoir l’esprit positif, une bonne humeur naturelle et montrer un enthousiasme à toute épreuve. Humour, amabilité, empathie et surtout une grande énergie, sont nécessaires. Tout le monde n’a pas la capacité à inspirer le bonheur chez les autres.

Homme ou femme de communication

En conclusion, les mutations actuelles de nos modes de travail, notamment avec la transformation digitale et la libéralisation des entreprises, sont favorables à la création de ces missions de CHO dans de nombreuses organisations.
Et les mieux placés pour assumer ce rôle seront issus des RH ou de la communication, en toute logique. Car l’enjeu, à la fois humain et économique, est de taille.